Les chercheurs de Skretting ARC intègrent AquaIMPACT : renforcer l'efficience de l'aquaculture européenne grâce à des améliorations génomiques et nutritionnelles

6 février 2019

Sea bass and sea bream on ice

Les défis mondiaux réorientent nos habitudes alimentaires vers une alimentation plus saine telle que le poisson. Les consommateurs de l'Union Européenne (UE) consomment environ 24,3 kg de poisson d'élevage chaque année (en 2016). La consommation mondiale de produits de la mer a plus que doublé au cours des 15 dernières années et la production aquacole continue de croître de 5 à 6 % par an. L'UE a besoin d'actions visant à fournir plus efficacement du poisson produit de manière durable et à stimuler la filière aquacole.

Impact majeur au sein de l'UE

AquaIMPACT (Innovations Génomiques et Nutritionnelles pour l'Amélioration de l'Efficience de l'Aquaculture Européenne des Poissons d'Elevage Génétiquement Supérieurs) est un nouveau projet Horizon 2020 coordonné par le Natural Resources Institute Finland (Luke), qui intègre l'élevage et la nutrition des poissons afin d'accroître la compétitivité de l'aquaculture européenne du saumon Atlantique, de la truite arc-en-ciel, de la dorade royale et du bar européen. L'objectif est de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de satisfaire les demandes des consommateurs en produits de la mer de haute qualité ayant un impact limité sur l'environnement. Les quatre espèces représentent, à elles seules, 75 % du volume et 89 % de la production totale de poisson d'élevage en Europe.

« Le projet permettra de concevoir des aliments en fonction des nouveaux résultats des programmes de sélection de plusieurs espèces » explique Ramon Fontanillas, chercheur au Centre de Recherches Aquacole de Skretting (ARC). « Il fournira des outils génomiques avancés ainsi que de nouvelles méthodes de prédiction des performances et de la composition des poissons basées sur des prélèvements précoces, des échantillons non invasifs ou peu nombreux, pour évaluer et appliquer les résultats. »

Nouvelles technologies mises en œuvre au sein de la filière

« AquaIMPACT crée et met en œuvre une méthodologie de reproduction sélective de nouvelle génération et élabore de nouveaux protocoles nutritionnels pour les poissons génétiquement supérieurs issus de programmes de sélection. La technologie de sélection génomique est particulièrement adaptée à l'amélioration de caractéristiques telles que la résistance aux maladies, la qualité et la transformation. Pour atteindre ces objectifs, nous développons l'apprentissage automatique et l'IdO (internet des objets) afin d'apporter une valeur ajoutée au développement, au génotypage, à l'enregistrement des caractéristiques et au traitement des données dans les programmes de reproduction concrets » a déclaré Antti Kause, coordinateur du projet, de Natural Resources Institute Finland. De plus, l'utilisation de matières premières émergentes, de farines d'insectes et d'organismes unicellulaires, ainsi que de nouveaux additifs fonctionnels sont optimisés pour les aliments aquacoles.

« Skretting ARC est directement impliqué dans les travaux relatifs à toutes les espèces sauf la truite, et produira les aliments expérimentaux pour les essais menés en collaboration avec NOFIMA, l'Université de Las Palmas, l'IFREMER, la CSIC et MOWI, entre autres partenaires, et sera également impliqué dans la discussion sur la manière de mettre en œuvre les résultats », explique Grethe Rosenlund, chercheuse principale chez Skretting ARC.

Les solutions développées produiront des poissons d'élevage plus robustes, plus sains, plus nutritifs et plus économes en ressources, promouvant des pratiques industrielles en bioéconomie en circuits fermés, de bien-être des poissons, de zéro rejets et d'utilisation plus efficace des ressources naturelles. Ces actions, associées à des actions de communication, aideront les consommateurs à faire des choix alimentaires durables et sains.

La réunion de lancement d'AquaIMPACT s'est tenue à Helsinki les 30 et 31 janvier derniers. Le consortium est composé de 11 entreprises et 13 instituts de recherche, qui ont fait leurs preuves en matière de développement des avancées technologiques dans l'intérêt des industries et des consommateurs. Le projet s'étendra sur 4 ans.