Couvrir la pénurie de matières premières

Face à l'augmentation constante de la population mondiale, l'aquaculture est observée avec un intérêt grandissant en tant que fournisseur de protéines capables de nourrir le monde. Parce que Skretting est le leader mondial en alimentation aquacole, nous sommes conscients d'avoir un rôle important à jouer. Selon les prévisions, la production aquacole devrait augmenter de 30 millions de tonnes, ce qui signifie un besoin supplémentaire de 45 millions de tonnes de matières premières. Mais d'où proviendront-t-elles ? Dans cette série d'articles, nous approfondissons nos activités dans ce domaine, explorant de nouveaux ingrédients et certains de nos principaux partenariats.

Partie I : Nos besoins en alimentation augmentent, mais d’où proviendra-t-elle ?

Tout comme l'eau et l'air, la nourriture est essentielle à la vie, mais l'extension de nos ressources alimentaires a atteint ses limites. Des estimations ont établi que pour produire notre nourriture nous consommons déjà l'équivalent des ressources naturelles d'1,7 planète terre. Cela se produit alors même que dans le monde 1 personne sur 9 souffre de la faim et 13 % des populations des régions développées souffrent de malnutrition.

La population mondiale compte actuellement 7,5 milliards d'individus et atteindra 9,5 milliards d'ici 2050. Ces chiffres ne mettent pas seulement en évidence le problème des 2 milliards de bouches supplémentaires à nourrir, mais également la croissance proportionnelle de l'alimentation humaine et de la prospérité. Ainsi, les prévisions indiquant que la production agricole mondiale devra presque doubler par rapport à son niveau actuel d'ici 2050 révèlent aussi que la sécurité alimentaire et nutritionnelle à long terme est l'un des défis les plus urgents auxquels nous sommes actuellement confrontés.

L'aquaculture est le fournisseur de protéines le plus efficient au monde, et à ce titre, elle représente le principal secteur de croissance à long terme pour la production alimentaire. Selon l'Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation des Nations Unies (FAO), ce secteur continue à croitre plus vite que tous les autres secteurs alimentaires majeurs, et à l'horizon 2030 il devrait représenter 60 % du poisson disponible pour la consommation humaine. La production devrait alors atteindre 109 millions de tonnes, soit une augmentation de 37 % par rapport aux niveaux actuels (source : The State of Word Fisheries and Aquaculture, FAO 2018).

Nous savons également qu'il n'est plus durable de poursuivre la déforestation, de puiser encore dans les réserves d'eau qui se raréfient, ou de permettre d'augmenter encore nos émissions de combustibles fossiles dans le but d'augmenter la production alimentaire.

Bien que l'aquaculture soit potentiellement en mesure de couvrir la pénurie entre les denrées disponibles et la demande croissante en produits de la mer, et de contribuer à atteindre les objectifs économiques, sociaux et environnementaux, c'est-à-dire de participer au programme 2030 de la FAO pour le développement durable, ce n'est pas sans ses propres dilemmes. Les ressources qu'elle consomme représentent son plus grand facteur limitant potentiel pour sa croissance à long-terme. En effet, puisque les pêches sauvages ne peuvent fournir durablement que des quantités limitées d'ingrédients traditionnels d'origine marine, le risque d'une rupture de matières premières pour ses aliments est réel pour la filière aquacole.

Ainsi, même si ces mégatendances offrent des opportunités de croissance considérables aux élevages aquacoles sur terre et en mer, en reconnaissant que nous atteignons des limites écologiques, nous savons également qu'il n'est plus durable de poursuivre la déforestation, de puiser encore dans les réserves d'eau qui se raréfient, ou de permettre d'augmenter encore nos émissions de combustibles fossiles dans le but d'augmenter la production alimentaire. Nous devons changer notre approche. Nous devons réfléchir à ce que nous pouvons faire pour sauvegarder les ressources naturelles à notre disposition, et si possible, atténuer les pressions exercées sur elles.

Avant tout, il est impératif qu'à l'avenir nos besoins alimentaires soient couverts de la manière la plus responsable, efficiente et sûre possible, et que tous les secteurs commerciaux de production alimentaire aient l'obligation de parvenir à cet équilibre. Heureusement nous avons des moyens pour y parvenir, des solutions sont disponibles. L'émergence d'idées novatrices, de solutions innovantes, de nouvelles technologies et de nouveaux ingrédients pour nos matières premières vont nous permettre de réussir collectivement à nourrir l'avenir.

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